Est-ce que votre enfant vous frappe ? Cela arrive… ! Quand une petite n’est pas heureuse et réagit en « tapant », la parentalité positive aimerait être parlée doucement en comprenant et en formulant son émotion. Oui, oui, eh bien, mais l’autre jour, j’ai essayé quelque chose, comment dire, un peu plus de zinzin… Et vous savez quoi ? Cela a fonctionné ! Je vous le dis.
Recevoir un coup de la part de son enfant d’un an n’est jamais anodin. Bien sûr, la théorie voudrait que l’on reste calme, que l’on traduise l’émotion derrière le geste, que l’on verbalise à voix douce. Mais dans la vraie vie, il arrive qu’on soit déstabilisé. Le geste surgit sans prévenir, parfois à la crèche, parfois dans les bras. Le visage de l’enfant, soudain, se ferme, le bras part. Et la question se pose : pourquoi ?
Avant de s’alarmer ou de juger, il vaut la peine de comprendre ce qui peut pousser un tout-petit à agir ainsi. À cet âge, l’enfant explore, teste, tente de s’affirmer. Les mots manquent, la frustration monte, le corps parle à la place. Un coup, c’est d’abord une façon d’exprimer ce qui ne passe pas autrement.
Voici les raisons les plus fréquentes pour lesquelles un bébé d’un an en vient à taper :
- L’envie d’attirer l’attention, surtout si l’adulte est occupé ou détourne le regard.
- La difficulté à exprimer une frustration ou une contrariété : quand les mots ne viennent pas, les gestes prennent le relais.
- Le besoin d’expérimenter les réactions de l’entourage : l’enfant observe, analyse, intègre les conséquences de ses actes.
- La fatigue ou l’excès de stimulation, qui rendent le contrôle de soi plus difficile.
Face à ce comportement, la tentation est grande de gronder, de hausser le ton ou de s’éloigner. Pourtant, la réponse la plus efficace commence par l’observation. Un exemple : lors d’un épisode récent, alors que ma fille me donnait une tape, j’ai choisi de poser calmement mes mains sur les siennes. Sans un mot, juste ce contact, pour signifier : « Je ne suis pas d’accord, je te vois, je t’arrête. » Le message est passé.
Il ne s’agit pas de tout laisser passer ni de banaliser. Mais l’enfant de cet âge n’a pas encore la capacité de réguler seul ses émotions. Il a besoin d’un adulte qui pose un cadre, qui verbalise, qui rassure. Dire « Je comprends que tu sois en colère, mais on ne tape pas » a bien plus d’effet qu’une réprimande sèche.
La cohérence compte. Si l’enfant voit des adultes se disputer ou utiliser des gestes brusques, il aura tendance à imiter. À l’inverse, si l’environnement reste calme et bienveillant, il s’y ajuste progressivement. La régularité dans la réaction de l’adulte l’aide à construire ses repères. Et chaque « crise » traversée ensemble est l’occasion d’apprendre, pour lui comme pour nous.
Rien ne sert de dramatiser. La phase des coups ne dure pas, à condition d’accompagner l’enfant avec constance. Les experts en parentalité positive insistent sur ce point : le geste n’est pas un caprice, c’est une étape. Et, souvent, il suffit d’un peu d’écoute et d’une réaction adaptée pour apaiser la situation. Si le comportement persiste, il peut être utile de consulter un professionnel pour écarter d’autres causes.
Un enfant de 1 an qui tape ne cherche pas à blesser. Il interroge le monde, et teste vos réponses. C’est dans cette interaction, parfois déroutante, que se construit le lien. On ne désamorce pas une émotion à coup de recettes toutes faites, mais en étant là, vraiment, présent à l’instant. À chaque tape, une occasion de grandir ensemble.

